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Quoi de neuf ?
Un puissant séisme a frappé Haïti le 12 janvier 2010
D’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter, il a provoqué des dégâts très importants, notamment dans le centre de la capitale, Port-au-Prince. Pas encore de bilan humain, mais il y aurait des centaines de victimes.
La terre a tremblé, à Haïti. L’épicentre a d’abord été évalué au large des côtes, puis à l’intérieur des terres, à 16 km seulement de la capitale, Port-au-Prince. Une secousse puissante, de plus d’une minute, ressentie évidemment par les habitants.
A Pétionville, banlieue proche de la capitale, un bâtiment d’au moins trois étages s’est effondré, un hôpital. Selon un témoin, le centre ville de la capitale a été “détruit”. Le palais présidentiel et les ministères sont très sérieusement endommagés, mais le président, René Préval, est vivant. Des hôpitaux, des hôtels et des écoles se sont écroulés.
Sylvain Bischoff, un Français installé en République Dominicaine voisine, a assisté au séisme dans la ville frontière de Santiago. (1'52")
Au milieu des immeubles effondrés, les habitants vivent des moments de panique, à la recherche notamment de leurs proches. Aucun bilan n’est disponible pour l’instant, mais l’ampleur des destructions laisse craindre des centaines de victimes, voire plus. Les survivants dorment dehors, de peur des répliques. Port-au-Prince a assisté à des scènes de pillages ce matin.
Sans attendre un quelconque bilan, l’ambassadeur d’Haïti aux Etats-Unis parle déjà de “catastrophe majeure” .
Les Etats-Unis ont d’ailleurs été les premiers à envoyer des secours sur place, suivis par de nombreux autres pays, dont la France.
Le siège de la mission des Nations-Unies en Haïti, la Minustah, qui compte près de 10.000 personnes, dont 7.000 soldats, a été détruit. L’ONU est sans nouvelle de nombreux employés.
Seule nouvelle quelque-peu optimiste, l’aéroport de Port-au-Prince fonctionne même si la tour de contrôle a été détruite, permettant l’acheminement de l’aide.
Un séisme, de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter, selon l’Institut géologique étatsunien, voilà qui est important pour la région. Et qui ne laisse pas présager de bonnes choses pour l’avenir.
D’ailleurs, une alerte au tsunami a été activée pour Haïti, Cuba, les Bahamas et la République dominicaine. “Il existe un risque de tsunami local qui pourrait toucher les côtes situées au plus à 100 km de l’épicentre du tremblement de terre”, explique l’Institut géologique étatsunien.
Quelques minutes plus tard, des répliques ont été enregistrées, d’une magnitude de 5,9 puis 5,5.
Les difficultés à joindre l’île et la crainte d’un lourd bilan alimentent la crainte de la diaspora. De nombreux Haïtiens vivent à l’étranger et tentent de joindre leurs proches.
La France aide la police haïtienne
Les deux dernières promotions de la Police nationale d'Haïti seront bientôt équipées grâce à une aide la France.
1 200 pistolets automatiques de type Mac 50, de calibre 9 mm, avec leur étui, et 60 000 cartouches ont été remis gracieusement, mardi 24 novembre 2009, aux autorités haïtiennes.
«Cette opération s'inscrit dans le cadre de la coopération franco-haïtienne visant à renforcer la sécurité dans le pays. Elle marque également la volonté des autorités françaises et brésiliennes de mener des actions conjointes en Haïti», a indiqué un communiqué de l'ambassade de France à Port-au-Prince.
La France et le Brésil, poursuit le communiqué de presse, répondent ainsi à une demande formulée par l'État haïtien et relayée par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) aux ministres des Affaires étrangères des 2 pays, Bernard Kouchner et Celso Amorim, lors de leur visite en Haïti au cours du mois de septembre 2009. Les équipements fournis à la police haïtienne sont évaluées à près de 3 millions de gourdes. Jusque-là, les policiers issus des deux dernières promotions opèrent sans arme de poing dans la capitale haïtienne.
Source : Site web Maximini.
Carnaval Colombien à Paris
La Colombie est à l'honneur cette année pour le Carnaval Tropical de Paris
Programme des festivités :
- Rendez-vous le samedi 4 juillet 2009
- 8h – 13h : Place de la Nation - Mise en place des chars
- 12h30 : Place de la Nation - Mise en place des groupes à pied
- 14h : Départ Place de la Nation. Traversée du Boulevard Voltaire
- Gradins pour jury et journalistes : Place Léon Blum - Mairie du XIème Avenue Parmentier - Avenue Claude Vellefaux - Boulevard de la Villette - Avenue Jean Jaurès
- 18h30 : Arrivée Porte de Pantin

Les associations Enlaces Artisticos et Explosion Cultural Latina sont fières de présenter les Carnavals de Colombie à Paris avec les délégations de Barranquilla coordonnée par l'Association Bolivar-la Fayette et de Pasto coordonnée par Ana Bravo Productions, sous la direction artistique de Carlos Donoso.
Pour la coordination de la création des chars sous la supervision de Ana Bravo Productions et du Maestro Otero. Pour la coordination du Concours de beauté et l'ouverture officielle du Carnaval de Barranquilla la semaine du 12 juin, l'Association Bolivar-LaFayette.
Plus d'infos sur
carnavalesdecolombia.org
Photo : Sammy Tcherassi
Aimé Césaire, le patriarche de la négritude est mort
Celui qui se qualifiait de «Nègre, nègre, depuis le fond du ciel immémorial», était l’auteur d’une oeuvre flamboyante et revendicative.
Le Martiniquais Aimé Césaire est décédé le jeudi 17 avril à 94 ans, qui a consacré sa vie à la poésie et à la politique, était le père du concept de négritude.
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Manuela Ramin-Osmundsen, 44 ans, d'origine martiniquaise, a été nommée ministre en Norvège

Une première en Norvège. Manuela Ramin-Osmundsen, 44 ans, a été nommée ministre de l’enfance et de l’égalité après un remaniement ministériel survenu le 18 octobre dernier au sein du gouvernement du premier ministre norvégien Jens Stoltenberg. Manuela Ramin-Osmundsen est la première Noire (et la première "non blanche") jamais nommée dans un gouvernement norvégien.
Elle est née en juillet 1963 en Martinique et a fait ses études en France où elle a obtenu un diplôme en droit à l'université Paris II. Installée en Norvège depuis 1991, elle est mariée à Terje Osmundsen, un homme politique norvégien.
Le premier ministre norvégien Jens Stoltenberg avait déclaré lors d’une conférence de presse à la suite de la nomination qu’il était temps que "la Norvège ait un ministre issu d’une minorité". Il est temps que nous ayons un gouvernement qui reflète la multi-culturalité de la Norvège mieux qu’avant ajoutait-il, précisant qu’il voulait que "Manuela ait un rôle clair".
De 98 à 2002, elle était à la tête du SMED (Centre contre les discriminations ethniques) avant de devenir en 2002 directrice adjointe de l'agence de l'immigration. En 2006, Manuela Ramin-Osmundsen avait été directrice de l’agence de l’immigration, mais avait dû démissionner peu de temps après sa nomination. Elle avait été mise sur la sellette, accusée d’avoir violé les règles de l’agence en accordant à un groupe de 200 kurdes irakiens dont certains avaient une identité floue la résidence permanente en Norvège.
Une commission avait critiqué le travail du prédécesseur de Manuela Ramin-Osmundsen à la tête de l’agence, et celle-ci avait par la suite démissionné. Elle a ensuite travaillé au sein de la section des migrations internationales au ministère des affaires étrangères de Norvège.
Per Willy Amundsen, un représentant du parti du progrès, un parti d’opposition norvégien situé à droite, voire à l’extrême-droite, a critiqué la nomination de Manuela Ramin-Osmundsen, en disant qu’elle n’avait obtenu la nationalité norvégienne que deux semaines avant sa nomination. Il critiquait aussi le fait qu’elle ait dit dans une interview l’année dernière qu’elle était loyale envers la Norvège et envers la France : "c’est étrange qu’on nomme ministre à quelqu’un qui est loyal envers une puissance étrangère" disait-il.
Manuela Ramin-Osmundsen a précisé vendredi 19 octobre qu’elle avait bien acquis la nationalité norvégienne 2 semaines auparavant, et qu’elle avait simultanément renoncé à sa nationalité française car la Norvège n’autorise pas la double nationalité.
Guadeloupe : Une terre gorgée de poison
Interdit depuis 1993, le chlordécone fait toujours des ravages. Cet insecticide ultratoxique a contaminé les sols et les rivières de l'île, plongeant les agriculteurs dans la détresse économique.
Nicole (1) est endettée. Elle ne peut ni faire face aux factures, ni se reconvertir. Elle risque l'expulsion de son logement et s'inquiète pour l'avenir de son fils de 5 ans. Nicole, 37 ans, jeune agricultrice guadeloupéenne, est l'une des victimes de la contamination de l'île par le chlordécone (2). Aujourd'hui interdit, cet insecticide ultratoxique, utilisé contre le charançon du bananier, cancérogène probable et perturbateur endocrinien, a pourri pour des siècles les eaux et les terres antillaises.
En 1999, Nicole fait un emprunt pour acheter un terrain à Goyave, en Basse Terre. Sept hectares de semi-mangrove sur lesquels, en 2003, elle plante des madères. En 2004, elle fait analyser ses sols, comme le préconisent deux arrêtés préfectoraux à tout agriculteur désireux de produire des légumes racines ou des plantes à tubercules (2). Le couperet tombe : «Mes parcelles étaient contaminées. Mon terrain n'a jamais servi à la culture de bananes, mais il est situé en aval d'une bananeraie. Ce sont les eaux de ruissellement qui ont transporté le chlordécone.» Il lui est désormais interdit de vendre ses légumes. «J'ai dû laisser mes tonnes de madères en plan.» Depuis, le terrain est en friche et Nicole en galère. Pour ne pas craquer, la jeune agricultrice multiplie les courriers aux administrations, au préfet, à Jacques Chirac, à l'Union européenne...
La pollution des rivières guadeloupéennes a été décelée en 1999 par la direction départementale de la santé, mais c'est en 2002 seulement que scientifiques et autorités publiques saisissent l'ampleur du désastre. Cette année-là, se souvient Harry Durimel, avocat et porte-parole des Verts de Guadeloupe, un article paru dans Libération (3) révèle deux événements survenus quelques mois plus tôt. D'abord, en août, la découverte en Martinique, par la police, de plusieurs tonnes de chlordécone dans une bananeraie. Preuve que les planteurs ont continué à utiliser ce poison pourtant interdit depuis 1993. Dix jours plus tard, la douane saisit à Dunkerque une cargaison de patates douces en provenance de Martinique, toutes contaminées par le chlordécone. Preuve que l'insecticide, présent dans les sols antillais, a contaminé la chaîne alimentaire et peut se retrouver dans les assiettes, via les légumes cultivés dans la terre.
La préfecture de Guadeloupe met alors en place des analyses de sol préventives et interdit la culture des légumes-racines sur terrain contaminé. Sous la houlette du député martiniquais Philippe Edmond-Mariette (non inscrit), des parlementaires antillais obtiennent la création d'une mission d'information sur le chlordécone. Rendu public en juin 2005, leur rapport rencontre peu d'échos en métropole. Pourtant, les tribulations de l'insecticide aux Antilles se lisent comme un polar. Elles illustrent l'opacité qui caractérise l'homologation des produits phytosanitaires, et témoignent de l'influence d'une poignée de gros planteurs qui contrôlaient alors la filière antillaise de la banane.
(1) Le prénom a été modifié.
(2) Le chlordécone, breveté aux Etats-Unis en 1952, était utilisé dans les bananeraies contre la prolifération du charançon
Source : Article de Eliane Patriarca, lire l'intégralité de cet article sur le site du quotidien français
Libération du 06/01/2006.
Haïti porte plainte contre l'ex-président Aristide, pour pillage du trésor public
L'ex-président haïtien Jean-Bertrand Aristide est accusé "d'avoir pillé le trésor public", "volé des revenus appartenant à la compagnie téléphonique nationale haïtienne", et "d'avoir encouragé, protégé, participé et profité d'un trafic de drogue illégal en Haïti et via Haïti", selon la plainte de gouvernement provisoire déposée mercredi soir – et reçue jeudi – devant le tribunal fédéral américain de Miami (Floride). Cette plainte intervient à un mois des premières élections générales programmées en Haïti, depuis la chute d'Aristide en février 2004. Après plusieurs reports, un scrutin présidentiel et parlementaire est attendu en décembre mais aucune date n'a encore été fixée.
Voilà une semaine, un rapport de l'Unité centrale de renseignements financiers (Ucref, organisme étatique) sur la gestion de la présidence haïtienne de Jean-Bertrand Aristide entre 2001 et 2004 avait conclu à une "vaste gabegie administrative". L'organisme demandait qu'une convocation soit émise par la justice pour témoigner contre M. Aristide, exilé en Afrique du Sud, et contre des anciens ministres pour"blanchiment des avoirs provenant du trafic illicite de la drogue et d'autres infractions graves, de soustraction de deniers publics, forfaiture, concussions et corruption de fonctionnaires publics".
Les résultats de l'enquête ont mis en évidence des détournements de fonds par le biais de sociétés écrans créées en vue de récupérer des fonds publics au profit de trois institutions privées de l'ex-président haïtien, avait précisé l'Ucref. Au final quelque 127 millions de dollars auraient été dépensés, entre 2001 et 2004, en surplus budgétaire par l'administration du palais présidentiel, notait le rapport qui constatait des irrégularités dans l'approvisionnement et les dépenses dans les comptes de la présidence.
L'Ucref avait aussi relevé que"la négation des lois et des normes avait facilité des malversations, des détournements de fonds publics et des trafics d'influence".
Dès juillet, une commission d'enquête administrative haïtienne avait révélé des cas de corruption et de détournements de fonds publics dans la gestion du gouvernement Aristide. Selon elle, près de 20 millions de dollars auraient été détournés vers des comptes privés en Haïti et aux Etats-Unis, durant la période examinée.
Source : Quotidien français
Le Monde du 03/11/2005 avec AFP.

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